L’Ane, le chien, le coq et le Muezzin Autrefois l’âne des villes convia l’ânesse des champs, Du côté de Marrakech à écouter le Coran. Arborant ses plus belles quenottes, l’âne Fernandel rêvassait de culotte. De cheval ? Que nenni ! L’ânesse seule a compris. Un tapis Marocain et l’âne festoierait du soir au matin, Tout est prêt pour l’office, les champs, la nuit, la rosée, l’ânesse presque complice. Venant de nulle part, un chien jaune endormi, N’avait point à cette heure encore senti la nuit. Le sale cabot est moche, il est maigre est bien laid Il ne fuirait sa propre odeur tant l’odorat bien altéré En avait fait un vieux chien déréglé. Pourvu de tant de tares dussent elles être endémiques, Il n’était point gâté, plus haï qu’un moustique. Jappant la nuit dormant le jour, il attirait foudres alentours. Le bruit court de partout que ses jours sont comptés, Fusils, pièges et poison, l’arsenal est listé. Le village a le choix pour passer à trépas Celui qui fut jadis ...
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